Le Maroc
Le 10 - 23 juin, 2003

D'abord je n'avais pas pensé aller au Maroc. Mais puisque j'étais au sud de l'Espagen, pourquoi ne pas sauter à travers la Méditerranée jusqu'en Afrique, pour voir là-bas un pays que je n'avais pas encore visité, un pays que beaucoup de mes amis aiment? Je l'ai proposé à Leif, et il a tout de suite (immédiatement) sauté sur l'occasion pour y aller. Nous pensions tous les deux que le Maroc était fantastique, et c'était aussi un bon perfectionnement pour nous en français, parce que presque tous les marocains parlent le français comme deuxième langue.

Marrakech a été une expérience incroyable. À côte du vieux minaret se trouve Djema'a al-Fna, la grande place de la médina. Il paraît que tout ce qui peut arriver, là-bas arrive! Au Sook on peut tout trouver - du safran, des tapis et tout ce qu'on veut. À Fez il y a un marché encore plus grand, également très intressant.

Environ un an avant j'avais pensé à mes voyages en Asie dans un bus VW il y avait eu à peu près 30 ans. Je m' étais souvenu d'un manque total de règles de circulation et pensé aussi que conduire exige tant de vigilance et tant de faculté de réaction, que je ne pourrais jamais le répéter. En effet ma vigilance et ma faculté de réaction ne sont plus comme avant. Mais devinez quoi? À Marrakech il etait exactement aussi difficile de conduire qu'en Asie. Les voitures plongeaint entre les voies à gauche et à droite, et contre la direction du trafic; les vélos et les motocyclettes semblaient un labyrinthe des abeilles en motion; et autour tout remuait: les piétons et les charrettes. D'une façon ou d'une autre nous avons réussi à en échapper indemnes.

De Marrakech nous nous sommes dirigés au sud-est, en traversant l'Atlas (le plus haut sommet est 4.400 mètres), justqu'à Ouarzazat, une ville dans le désert. Maintenant nous étions en pays bèrbere. Là-bas tout le monde parle le bèrbere et pas l'arabe, mais encore bien le français comme deuxième langue. Nous avons découvert que les Bèrberes sont vraiment très gentils et hospitaliers et jamais nous n'oublierons l'accueil aimable que nous avons reçu là à l'est de l'Atlas. Nous ne sommes pas très souvent allés au restaurant.

Une heure au nord d'Ouarzazat j'ai arrêté la voiture pour emmener un auto-stoppeur. Said (c'est son nom), était conducteur de dromadaires, et il nous a sans problème convaincu de l'accompagner justqu'aux dunes de sable dans le désert de Merzuga. Donc d'abord on est allé chez lui pour boire du thé, et il a pris quelque vêtements. Alors on conduisait à l'est sur une route et ensuite sur une piste dans le désert. A ce point-là, Said a offert de conduire, disant qu'il était difficile de manoeuvrer une voiture dans le sable.

Quoi? Je donnerais le volant à un jeune homme de vignte ans? Je sais conduire! Un peu plus tard, comme j'étais encore au volant, nous sommes arrivés à un campement de Touaregs. Autour de nous s'étalait le sable et rien que le sable. Sous la tente nous avons bu plus de thé marocain, si bon avec la menthe.

Il y avait plus de sable, et j'avais plus de difficultés à controler la voiture. Je tournais le volant a gauche et a droite, mais tout à coup les roues se sont enfoncées dans le sable. Ensablés! Pas la première fois pour moi, j'avais déjà été ensablé au sud de l'Irak, près de Basra, en 1969. Mais cette fois c'était pire, sans doute, et je me demandais comment on s'arracherait de cette situation. Mais jetant un coup d'oeil à Said, je me suis calmé.

Il avait l'éxpérience de telles situations. Il déplacait le sable sous le véhicule, il cherchait et trouvait des cailloux à mettre sous les roues. On a travaillé comme ça ensemble pendant une heure. Quelquefois on a utilisé le cric pour soulever une roue. Lentement on a construit une voie de cailloux, d'où on pouvait s'échapper. Et ensuite j'ai donné le volant à Said!